42ᵉ édition du Gaume Jazz Festival.
Retour sur les coups de cœur de l’édition.

Le Gaume Jazz Festival est sans conteste notre « madeleine de Proust » des festivals de jazz de l’été !
On trépigne d’impatience à l’idée de prendre la route vers le charmant village de Rossignol et de replonger dans une nouvelle programmation. Pour cela, nous faisons entièrement confiance à Jean-Pierre Bissot, directeur du festival, et à son équipe qui, à chaque édition, nous proposent une affiche alliant découvertes et valeurs sûres du jazz belge et européen.
Cette 42ᵉ édition du Gaume Jazz Festival ne déroge pas à la règle !
Trois jours intenses avec pas moins de 20 concerts sur 5 scènes disséminées dans le parc du village, ainsi que dans l’église toute proche. Impossible, bien sûr, de parler de chaque concert : voici donc quelques-uns de nos coups de cœur, tout à fait subjectifs !


La tête d’affiche du festival est ce magnifique projet « New Sketches of Spain » du talentueux duo composé du chanteur et saxophoniste Antonio Lizana et du trompettiste Éric Truffaz.
Un hommage à Miles Davis et à son album « Sketches of Spain » sorti en 1960. Une relecture très libre, où l’improvisation conserve une grande place.
Le flamenco est encore plus présent, avec les chants andalous d’Antonio Lizana et les danses énergiques d’Ana Perez ! Un vrai dialogue s’installe entre le chant, les claquettes et le jeu tout en chaleur et en intensité de la trompette d’Éric Truffaz. On passe de morceaux plus intimistes à des envolées festives et intenses. Le jazz et le flamenco se croisent et s’entrecroisent pour nous faire vivre un moment suspendu qui captive et enflamme le public !

Nous avons retenu la formidable prestation d’An Pierlé, qui nous a présenté son dernier album « Ultimate Survival », paru en 2025 (hautement recommandé !). Un jazz aux accents très pop, où An Pierlé voyage en toute liberté, avec l’énergie qu’on lui connaît ! Une An Pierlé survitaminée qui nous a proposé un set remarquable et déjanté ! On adore !
On prend un virage à 180° pour un voyage hors du temps avec le projet « Indowland ».

Un répertoire qui reprend et réinvente la musique d’époque de Dowland et Purcell. La voix de Géraldine Cozier se pose tout en délicatesse sur les cordes cristallines du guitariste Nicolas Dechêne. Le duo nous offre une musique mélancolique, tout en douceur, qui se marie à merveille avec le cadre magnifique de la petite église de Rossignol.
C’est aussi ça la magie du Gaume Jazz : une programmation éclectique qui nous propose des styles et des orientations totalement opposés !
Une belle découverte avec le trio venu du Luxembourg tout proche : Dock In Absolute.

Un trio piano, basse, batterie pour une musique très intense, un jazz progressif. On se retrouve là dans la lignée de groupes comme les Anglais de Mammal Hands, notamment. Un jazz qui s’ouvre à de nombreuses influences plus rock, avec des mélodies accrocheuses et répétitives qui ne laissent pas indifférent ! Le groupe est très connu à l’international, mais bizarrement, c’est la première fois qu’il se produit dans un festival belge.
Après Miles Davis, c’est Keith Jarrett qui a été mis à l’honneur avec le projet « Une voix, dix doigts ».

Une lecture du « monsieur Jazz » de France Culture, Alex Dutilh, nourrie de ses nombreuses anecdotes et de ses interviews du célèbre musicien. La partie musicale est assurée par la talentueuse Airelle Besson à la trompette et Jean-Philippe Viret à la contrebasse.
Une très belle idée de programmation !
Clap de fin sur cette très belle édition du festival ! Le succès populaire était au rendez-vous et le soleil nous a baignés de sa chaleur.

Que demander de plus, sinon une prochaine édition tout aussi captivante ! Merci au Gaume Jazz Festival et à très vite !